Les Amis des Musées de Niort Niort

Conférence au musée Bernard d’Agesci – Mardi 6 Juin 2017 – 18h : « Royan et les années 1950 : d’une ville à l’autre » par Frédéric

La conférence : ROYAN ET LES ANNEES 1950 : D’UNE VILLE A L’AUTRE

Aujourd’hui labellisée Ville d’Art et d’Histoire, Royan a pourtant connu une longue période de désamour. En effet, la Reconstruction des années 50, qui suit le traumatisme de lourds bombardements aériens de la seconde guerre mondiale, fait d’abord l’objet d’un phénomène de rejet de la part de la population. Il faudra attendre le milieu des années 1980 pour qu’une prise de conscience émerge, avec le regard d’une autre génération. La qualité du projet urbain et de l’architecture qu’il a su générer commence alors à être analysé à sa juste valeur. Une autre page d’histoire s’ouvre alors, celle de la prise de conscience patrimoniale puis de valorisation d’une architecture des années 1950, loin d’être anodine à l’échelle nationale, voire internationale. La ville cache également de remarquables témoins d’un passé prestigieux, essentiellement composés de villas qui ont échappé tour à tour aux bombes, aux obus puis aux foudres des grands promoteurs.

Le conférencier : Frédéric Chasseboeuf

Né à Royan en 1962, Frédéric Chasseboeuf est diplômé en histoire et en histoire de l’art, après un cursus effectué aux universités de Poitiers et de Bordeaux III, où il a travaillé sous la direction des professeurs Jean Guillaume et Daniel Rabreau. Puis, il est devenu chercheur associé au Centre Ledoux, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Spécialiste de l’architecture régionale, il a signé sa première collaboration à un ouvrage de référence à l’âge de 17 ans. Depuis les années 1990, ses nombreuses publications générales ou scientifiques, ainsi que ses conférences, en font un auteur régional reconnu. Très attaché au patrimoine de sa région natale, il a fondé la délégation « Jeunes » des Vieilles Maisons Françaises de Charente-Maritime. Co-auteur de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager de Barbezieux, il s’est également tourné vers l’enseignement, en particulier dans le cadre de la création d’ACADIS, un lycée privé bordelais au concept audacieux ayant ouvert ses portes en 1990. Il est aussi Lauréat du Prix Murat de Chasseloup-Laubat décerné par l’Académie de Saintonge en 1993.

 Frédéric Chasseboeuf porte depuis quelques années déjà un regard neuf sur le patrimoine architectural de Charente-Maritime. Après avoir consacré de nombreuses années à étudier les châteaux régionaux, il s’est tourné vers l’étude du patrimoine balnéaire de Charente-Maritime, en particulier celui de la Côte-de-Beauté, auquel il a consacré deux ouvrages importants, régulièrement réédités.

Bibliographie – Extrait

– Les villas de la Côte de Beauté – Charente-Maritime – Patrimoines Medias – 2005-

– Châteaux en Poitou-Charentes – Patrimoines Medias – 2006

– Rochefort : balade aérienne – Patrimoines Medias – mai 2008

– La Charente-Maritime – Châteaux, manoirs et logis – Patrimoines Medias – 2008

– Cordouan, Roi Des Phares Editions Bonne anse – 2011

– Royan rêves d’architecture – Patrimoines Medias – 2012

– Guide architectural Royan 1900 – Editions Bonne Anse

Maquette du projet de reconstruction du centre ville de Royan

 

 

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Samedi 27 Mai 2017 – 15h : « Catherine de Coëtivy de Magné, collectionneuse et bibliophile » par Roselyne CLAERR

 

La conférence : De Magné à Chantilly. Catherine de Coëtivy (vers 1460-1529) en ses livres

La bibliothèque du musée Condé, sise en l’écrin que constitue le château de Chantilly, abrite un ensemble de livres ayant appartenu à une dame qui vécut une bonne partie de son existence à Magné, aux portes de Niort, en Poitou : Catherine de Coëtivy. De sang royal par sa mère Marie de Valois – l’une des filles que Charles VII eut d’Agnès Sorel –, et de souche bretonne par son père Olivier de Coëtivy, cette nièce d’amiral et de cardinal bibliophiles, constitua, à partir de son mariage avec Antoine de Chourses et durant son long veuvage, une collection originale de manuscrits et d’incunables. Il n’est certes pas aisé de reconstituer l’existence de Catherine de Coëtivy, tant les archives sont avares sur sa personne, mais grâce à sa « librairie », il est possible de deviner ses goûts voire d’esquisser certains aspects de sa personnalité. Outre qu’elle a laissé d’insolites marques de possession dans ses livres, Catherine de Coëtivy a durablement marqué le paysage magnésien, en faisant construire l’église Sainte-Catherine en 1521, ainsi qu’en étant la fondatrice, en 1508, du chapitre de chanoines associé à ce lieu de culte et de prière. La communication s’attachera à brosser le portrait de Catherine de Coëtivy à la lumière des sources disponibles, avant de s’intéresser à sa bibliothèque, et plus particulièrement à certains des joyaux qui la constituent.

La conférencière

Roseline Claerr est entrée au Centre Roland-Mousnier en 2001, en tant qu’ingénieur de recherche CNRS en analyse de sources anciennes. Elle y est membre de la Commission des ordonnances des rois de France et publie actuellement le Catalogue des actes de Henri II (CNRS Éditions), tout en préparant l’informatisation du catalogue des actes des deniers rois Valois (1515- 1589). Elle a une formation d’archiviste paléographe, diplômée de l’École nationale des chartes, où elle a soutenu, en 1999, une thèse qui portait sur Une famille de bibliophiles au XVe siècle : les Coëtivy. Elle est en outre titulaire d’un diplôme d’études approfondies en histoire médiévale, dont le mémoire avait pour sujet L’amiral Prigent de Coëtivy (vers 1399-1450) : le bibliophile (université de Paris IV-Sorbonne, 1998, direction Philippe Contamine). Poursuivant ses recherches sur l’histoire culturelle de la noblesse française entre 1400 et 1550, elle a été fellow au Center for Renaissance Studies à la Newberry Library de Chicago, où elle a étudié des manuscrits et imprimés représentatifs des livres de dévotion de la fin du Moyen Age (1999). Roseline Claerr a également acquis, en 2000, une expérience de conservateur de bibliothèque, à la bibliothèque de l’université Paris VIII-Vincennes-Saint-Denis, où elle a été chargée de la littérature, ainsi qu’à la bibliothèque Sainte-Geneviève, où elle a été responsable du service des périodiques.

reproduction d’une peinture du manuscrit d’une Vie, mort et miracles de saint Jérôme

(Stuttgart, Württembergische landesbibliothek)

ayant appartenu à Catherine de Coëtivy, qui est censée y être représentée.

 

Royan Société des Amis du musée de Royan

Plantes et jardins au Moyen Âge

Conférence par Lucie Blanchard, historienne de l’art, vendredi 28 avril à 18h30 salle Jean Gabin à Royan

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Exposition temporaire Charles Dominique Fouqueray

Affiche de l'exposition

Affiche de l’exposition

Charles Dominique Fouqueray

1869-1956

Peintre officiel de la Marine dès 1908, cet artiste fut engagé au plus près du conflit durant la Première Guerre Mondiale. Mais de ses missions en Orient et Extrême-Orient, il ramène une palette de couleurs qui fera toute la richesse des ses orientalismes.

Cet artiste polymorphe fut tout à la fois peintre officiel de la Marine, aquarelliste, illustrateur et fresquiste. Avec cette exposition, nous vous proposons de découvrir les multiples facettes de Ch. D. Fouqueray.

Royan Société des Amis du musée de Royan

Anniversaire de la libération de Royan

Projection de 3 films, salle Jean Gabin à Royan, le samedi 15 avril à 18h30

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Samedi 8 Avril 2017 – 15h : « La peinture sous-verre chinoise » par AUDRIC Thierry

La conférence : « Une rencontre artistique entre l’Europe et la Chine»

La peinture sous-verre chinoise naît au 18ème siècle, à Canton, le grand port par où transite tout le commerce de la Chine avec l’Occident. Dès les premières peintures  réalisées sous les grands miroirs offerts à l’empereur de Chine par les Occidentaux, le succès est spectaculaire, en Chine comme en Europe. Aristocratie et grande bourgeoisie chinoises, européennes mais également indiennes, achèteront ces œuvres des ateliers cantonnais jusqu’au milieu du 19ème siècle. Les officiers de marine et les marchands occidentaux à Canton, notamment ceux des Compagnies des Indes orientales joueront un rôle majeur dans le développement de cet art, commandant leur portrait sous verre, apportant miroirs et verres plats en Chine et les renvoyant peints par les artistes chinois, les faisant ainsi apprécier en Occident. Cette peinture dont la mode s’est déplacée de l’Europe vers les Etats-Unis au début du 19ème siècle, devient, en Chine après les guerres de l’opium (1840, 1860), un art populaire encore vivant de nos jours.

La bonne bergère, Vitromusée de Romont(Suisse)

Le  conférencier :

AUDRIC Thierry, né le 23 septembre 1946, diplomate à la retraite, chercheur associé au Vitrocentre, Centre suisse de recherche sur le vitrail et les arts du verre.

D’enseignant-chercheur à l’Ecole des Mines de Paris il est devenu conseiller culturel et scientifique auprès des Ambassades de France, au Canada d’abord, puis en Corée, Indonésie, Chine et Inde. C’est au cours de ces séjours en Asie qu’il a découvert la peinture sous verre dont il est devenu collectionneur. De retour en France pour sa retraite, il a entamé des recherches sur la peinture sous verre chinoise qui fut un art de rencontre de l’Orient et de l’Occident. Il est ainsi chercheur associé au Vitrocentre, centre de recherche affilié à l’Université de Fribourg (Suisse) où il prépare une thèse de doctorat en histoire de l’art sur ce sujet.

Recherches :

En visitant de nombreux musées en Europe (France, Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Grande Bretagne, Suède), plusieurs collections privées et en suivant les ventes de plusieurs hôtels des ventes, il a pu regrouper plus de 500 images de ces peintures et en observer directement plus de 160. Il a par ailleurs constitué une importante bibliographie de texte sur le Canton au18ème et 19 siècles ainsi que sur la mode de ces peintures en Europe. L’étude détaillée de ce corpus est l’objet de sa thèse de doctorat en histoire de l’art de l’Université de Fribourg, sous la direction du professeur Stoichita. Il en a entamé la rédaction.

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Mardi 21 Mars 2017 – 18h : « Prosper Jouneau entre raffinement de la Renaissance et sensibilité du XIXème »

La conférence : « Prosper Jouneau entre raffinement de la Renaissance et sensibilité du XIXème»

Par Maria Cavaillès, directrice du musée de Parthenay et par Fabienne Texier, attachée de conservation aux musées de la Communauté d’Agglomération du Niortais,

Prosper Jouneau, un pionnier révolutionnaire ? Ce parthenaisien qui naît avec la création des Expositions universelle, sera aux premières loges devant les transformations des arts décoratifs de la deuxième moitié du XIXe siècle et va participer de fait au lien qui va se créer entre l’art et l’industrie. Élève des Beaux-arts suivant des études classiques à Paris, Prosper Jouneau suivra le cursus classique pour devenir un sculpteur de talent. Il va maîtriser ainsi tous les matériaux et sera reconnu par ses pairs. Sa vie va toutefois changer le jour où il découvre la faïence. En quelques années il découvre et s’approprie ce nouveau métier et s’associe avec Amirault afin de créer une manufacture « Céramique d’art décorative ». À Parthenay Jouneau le faïencier va créer des oeuvres uniques mais il va aussi faire des objets en série tout en leur donnant l’aspect de pièces ouvragées. Très éclectique, cet artiste va emprunter des références à l’Antiquité, à la période classique, à l’orient et transformer les formes avec audace et inventivité. Il fut un artiste engagé dans les arts appliqués capable de s’adapter au goût qui se développe alors pour les productions de céramiques anciennes et la redécouverte de la faïence de Saint-Porchaire pour aller plus loin. Cet idéal porté par la néo-Renaissance sera un des fils conducteurs de sa production et sera favorisée, de surcroît, par l’arrivée de la mode du style Henri II dans les milieux bourgeois de notre région. Jouneau sera aussi porcelainier. Il utilisera la technique dite « pâte sur pâte » mise au point à Sèvres en cette fin de XIXème siècle sur ses plaques aux sujets bibliques ou mythologiques. Enfin, Jouneau sera également professeur, travail qui le mènera jusqu’à Montpellier.

Prosper Jouneau par Ernest Pidoux, collection musée de Parthenay

Les conférencieres

Maria Cavaillès, directrice du musée de Parthenay et par Fabienne Texier, attachée de conservation aux musées de la Communauté d’Agglomération du Niortais,

                   

 

Royan Société des Amis du musée de Royan

Conférence : La Syrie, de l’Antiquité au début du XXIe siècle

Les Amis du Musée de Royan proposent une conférence le mercredi 15 mars, à 18h30, au Palais des Congrès, salle Saintonge

     La Syrie, de l’Antiquité au début du XXIe siècle

par Annick Neveux Leclerc, chargée de mission au Département des Arts de l’Islam du Musée du Louvre,  professeur honoraire à l’École du Louvre.

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Horaires d’ouverture du Musée de Civray

Ouverture 2017

Accueil touristique de Civray

Basse saison (Janvier, février, mars, novembre et décembre)

Mardi et vendredi : de 9 h 30 à 12 h 30 et 15 h 00 à 17 h 00

Samedi : de 9 h 30 à 12 h 30

Moyenne saison (Avril, mai, septembre et octobre)

Du Mardi au vendredi : de 9 h 30 à 12 h 30 et 15 h 00 à 17 h 00

Samedi : de 9 h 30 à 12 h 30

Haute saison (Juin, juillet et août)

Du lundi au vendredi : de 9 h 30 à 12 h 30 et 14 h 00 à 18 h 00

Samedi : de 9 h 30 à 12 h 30

Maison du Tourisme du Civraisien en Poitou

Accueil touristique de Civray

2, place Leclerc

86400 CIVRAY

Tél : 05 49 87 47 73

Courriel : tourisme.civraisien@gmail.com

Site : www.tourisme.civraisiencharlois.com

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Mardi 7 Fevrier 2017 – 18h : « Les gravures de Jacques CALLOT » par Julia DUMOULIN-RULIE

La conférence : « Les gravures de Jacques CALLOT»

Le Siège de l’île de Ré par Jacques Callot

A la fin de l’année 1628, Louis XIII et Gaston d’Orléans sont de retour à Paris après le Grand Siège de La Rochelle. Pour fêter le triomphe de ses fils, Marie de Médicis va commander une double composition narrant le Siège de l’île de Ré et celui de La Rochelle à Jacques Callot, le graveur le plus renommé d’Europe,

La stratégie royale de reprise en main des bastions protestants, qui est à l’œuvre depuis la mort d’Henri IV, s’illustre particulièrement dans ces deux opérations militaires. Le Siège de l’île de Ré n’est toutefois qu’un prélude à l’objectif prioritaire du pouvoir royal : la soumission de la cité huguenote de La Rochelle. Pour pouvoir atteindre ce but, les troupes royales doivent d’abord s’assurer de la maîtrise de l’île, envahie par les anglais en juillet 1627.

L’intervention du 7 février 2017 est essentiellement consacrée au siège de l’île de Ré. La composition de cette œuvre est en effet particulièrement complexe car elle concentre la succession des évènements militaires en une seule et même scène. Il s’agira donc de reconstituer et de comprendre les évènements historiques décrits, tout en découvrant la richesse et l’exceptionnelle qualité artistique de cette œuvre.

Vue générale du blocus de Ré par Jacques Callot     

La conférenciere

                   

Issue d’une formation en histoire, Julia Dumoulin-Rulié est actuellement responsable du musée Ernest Cognacq de Saint-Martin-de-Ré.

                                                               

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Samedi 14 Janvier 2017 – 15h : « Au fil de la Sèvre » par Yannis SUIRE

La conférence : « Au fil de la Sèvre»

Le Marais poitevin tel que nous le connaissons aujourd’hui est le fruit de siècles d’aménagements, depuis les premiers dessèchements du Moyen Age jusqu’aux remembrements de la fin du 20e siècle. Les 17e, 18e et 19e siècles ont particulièrement marqué cette longue histoire durant laquelle l’homme a appris à vivre avec son environnement, en en tirant les fruits tout en sachant s’adapter à ses contraintes. Durant ces trois siècles, les marais desséchés se sont constitués et organisés, les marais mouillés ont été aménagés, et la lutte contre les éléments a été perpétuelle.

PORTE à la MER

MARAIS MOUILLES

 

Le Conférencier :   Yannis SUIRE: 

Yannis Suire est historien du Marais poitevin, conservateur du patrimoine, auteur d’une thèse d’Ecole des Chartes en histoire de l’environnement,

spécialiste de la cartographie des côtes atlantiques au début du 18e siècle.

 

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Boutet de Monvel au musée Sainte-Croix de Poitiers

Les Amis des Musées de Poitiers ont permis par leur contribution que le musée Sainte-Croix puisse acquérir une œuvre essentielle de Boutet de Monvel, artiste très réputé e l’entre-deux guerre. Ce tableau représente Orphée et sa lyre, fuyant après la perte de son Eurydice ; il est accompagné par deux fauves et la scène se déroule sur un fond de dominantes grises. Marc Farina en fait une excellente présentation ci-dessous

Prince des dandys aristocrates dans le Paris des années folles, élu par les Américains « l’homme d’Europe le plus élégant »,  Bernard Boutet de Monvel (1881-1949) fut un portraitiste brillant, mais aussi un illustrateur de mode, un designer, un décorateur-ensemblier, dont l’élégance suprême de la ligne – héritée des primitifs italiens, le sens de l’épure, la subtilité du coloris, et bien sûr le rejet du radicalisme propre aux avant-gardes d’alors, font un des parangons du style Art Déco. . . C’est pour un projet de salon de musique privé (jamais réalisé) qu’il peint en 1927 cet « Orphée » (81×81 cm), acquis en vente publique en avril 2016 par les Musées de Poitiers, avec l’aide du Fonds Régional d’Acquisition des Musées et de la Société des Amis des Musées de Poitiers.boutet_2016-3-1_i2016-1567

Reprenant un motif de rochers déjà déployé en 1922, alors qu’il travaillait à l’illustration de l’ouvrage La première traversée du Sahara, il y adjoint la silhouette du héros grec, suivi de deux lions que charment sa voix et sa lyre. La sourde monochromie du tableau, la désolation du paysage qu’un ciel d’orage rend encore plus menaçant, font écho au drame qui vient de se jouer aux Enfers : car il semble bien que soit ici figuré ce moment où le poète a définitivement « perdu son Eurydice » et où, quittant la plaine pour les montagnes du Rhodope et de l’Hémus, il débute – désormais inconsolable – une errance que seul interrompra le déchaînement des Bacchantes . . .                      

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Natures mortes au musée Sainte-Croix

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Royan Société des Amis du musée de Royan

Nouvelles acquisitions

Les Amis du Musée de Royan ont eu l’opportunité d’acheter deux nouveaux tableaux, représentant le port de Royan début XXe. lire la suite »

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Samedi 3 Décembre 2016 – 15h : « Les techniques de restauration en peinture et leur application à la peinture de chevalet » par Emilie BRUNET

La conférence : « Les techniques de restauration en peinture et leur application à la peinture de chevalet  »

Son objectif est d’aborder la restauration en suivant l’ordre chronologique de création d’un tableau : le châssis, le support toile, la couche picturale comprenant l’encollage, la préparation, la couche colorée et le vernis. Cette ligne directrice permettra de visualiser de manière générale, l’évolution au cours du temps des matériaux et des techniques employés par les artistes. En prenant en compte que chaque tableau est unique et présente des altérations différentes, elle parlera de certaines altérations que peuvent présenter les peintures sur toile, en évoquant le cas du « canot en mer », œuvre du musée Bernard d’Agesci, restaurée pour son mémoire de fin d’études.

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« canot en mer »  avant restauration        

 

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« canot en mer »  aprés restauration        

La  conférencière Emilie BRUNET :

Titulaire d’un baccalauréat littéraire, option arts plastiques, elle a suivi des cours de dessin et peinture pendant 9 ans auprès de Claire Fauchard lui permettant d’acquérir différentes techniques artistiques. Elle a fait une licence en histoire de l’art à l’université de Poitiers où sa rencontre avec Christian Gendron, un de ses maîtres de conférence, lui a permis d’effectuer un premier stage dans l’atelier de restauration du musée Bernard d’Agesci  en 2009. À la suite de sa découverte du métier de restaurateur d’œuvres d’art et  avec l’intention d’en faire son métier, elle a intégré en 2010 l’école de Condé à Paris où elle a préparé un master en conservation-restauration du patrimoine spécialisé en peinture de chevalet. Au cours de ce cursus, elle a effectué des stages dans divers ateliers privés afin de compléter sa formation et de découvrir de nouvelles techniques de restauration aussi bien en France qu’à l’étranger. Diplômée en novembre 2015, elle a commencé à travailler dans plusieurs ateliers parisiens avant d’intégrer en octobre 2016 l’atelier ARCOA spécialisé en conservation-restauration de peintures murales.