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Les Amis des Musées de Niort Niort

Conférence au musée Bernard d’AGESCI – « La maison musée de Pierre Loti» Le samedi 15 Décembre 2018 A 15h au musée Bernard d’Agesci.

Le conférencier :

 

Claude Stéfani est conservateur du musée Hèbre de Saint-Clément et de la maison de Pierre Loti  depuis 2007.

Ses recherches portent sur les voyageurs français dans le Pacifique aux XVIIIe et XIXe siècle et leurs collectes et sur l’iconographie de l’Océanie dans les ouvrages publiés à l’occasion de ces expéditions.

 

Il a participé avec l’équipe de la conservation  des musées municipaux de Rochefort à l’écriture du  projet scientifique et culturel de la maison de Pierre Loti. Il supervise actuellement, associé à une restauratrice, la planification des chantiers de restauration des éléments mobiliers de la maison de l’écrivain.

La conférence

La maison de Pierre Loti classée monument historique et labellisée  musée de France  est fermée au public depuis octobre 2012. Cette difficile décision a été prise suite au constat alarmant du mauvais état du bâtiment et de ses décors.

La conférence présentera les différents aspects ce chantier complexe qui a débuté dès 2013. Les problématiques de restauration et les solutions envisagées seront abordées pièce par pièce.

 

La réouverture de la maison est prévue pour 2020

Le salon turc

Avant la restauration

Après la restauration

 

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – «IKATS, tissus de vie, un voyage de l’Orient à l’Occident» Le samedi 24 novembre 2018 A 15h au musée Bernard d’Agesci.

Comme toute œuvre visuelle, l’ikat mérite l’expérience directe du regard, de l’échange concret entre soi et les fibres. La présence de l’ikat est singulière, le tissu est à voir comme un tout et jusqu’en ses moindres détails, pour appréhender ce dialogue spécifique entre l’ordre du visuel et la pulsion interne qui l’habite

L’exposition invite à un large panoramique, dans l’espace et dans le temps, de l’Orient à l’Occident et des cultures premières jusqu’à nous.

Le conférencier

Scientifique de formation, mais d’abord poète, passionné par l’art roman, mais aussi par les technologies d’information… Rémy Prin a joué un rôle important dans la revue Textile Art en défendant la création textile numérique naissante et en permettant, grâce à ces connaissances, l’usage des technologies numériques au Centre de Documentation.Avec sa femme Monique, ils ont créé et exposé des ikats, tissés par eux-mêmes depuis 1975. D’autre part, ils ont constitué une riche collection de tissus et vidéos sur la technique. Rémy a également écrit dans la revue sur ce sujet dont il est toujours un passionné.Lors d’une émission consacrée à l’art roman, Marie-Hélène Fraïssé, productrice à France-Culture, le qualifiait de  » tisserand, poète, grand arpenteur des territoires et de l’imaginaire…  »À travers le patrimoine, il interroge le regard des hommes sur le monde, la complexité visuelle, le rapport de l’image et des motifs… Pour suivre ses activités et ses publications, il est possible d’aller sur son site : http://www.parole-et-patrimoine.org/

Il a créé des CD-Rom où le multimédia croise le culturel. Mais c’est avec la sensibilité du poète qu’il entrelace en écho tous ces parcours, réconciliant le sens, l’incandescence des mots et des images.

 

La conférence

L’ikat est un procédé très ancien de teinture sur fils avec réserves et de création textile. Bien des sociétés se sont emparées de ce processus complexe pour élaborer de superbes tissus. Ceux des sociétés premières d’Asie du Sud-Est sont des textiles sacrés, proches de leurs mythes fondateurs. L’Islam, quant à lui, transforme l’ikat en bien précieux, chatoyant de couleurs, à l’unisson de son architecture. L’Occident en fait un tissu de luxe et de décor.Ouverte à tous ceux concernés par les cultures du monde, la visite / conférence, outre la magnificence des ikats, s’attache à montrer l’originalité de chaque approche culturelle à travers le prisme du textile, de l’Orient à l’Occident, et questionne sur les effets de la globalisation.

Munisak, robe de femme, ikat chaîne, soie, Urgut, Ouzbékistan

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – « Arts sacrés, art profane : les ivoires gothiques» Le samedi 10 novembre 2018 A 15h au musée Bernard d’Agesci.

LA CONFÉRENCIÈRE :

Danielle GABORIT-CHOPIN est une historienne de l’art française.

Diplômée de l’Ecole des Chartes et de l’Ecole du Louvre elle est Conservateur général honoraire du Patrimoine et Conservateur général honoraire du Musée du Louvre où elle a mené l’ensemble de sa carrière au département des objets d’art du Musée du Louvre

Spécialiste des arts précieux, notamment de l’orfèvrerie et des ivoires médiévaux auxquels elle a consacré plusieurs publications, elle a été Commissaire de nombreuses expositions, dont, par exemple :

  • « Fastes du Gothique, le Siècle de Charles V » au Grand Palais en 1981/82,
  • « Le Trésor de Saint Denis » au Musée du Louvre, en 1991,
  • « l’Art au temps des rois maudits, Philippe le Bel et ses fils » au Grand Palais en 1998,
  • « La France Romane», au Musée du Louvre, en 2005.

 

LA CONFÉRENCE : Art sacré, art profane : Les ivoires gothiques.

 

L’art du Moyen Âge est justement perçu comme un art profondément religieux. Mais la réalité médiévale réfute la distinction établie de nos jours entre le profane et le sacré : le monde occidental médiéval était fondamentalement chrétien, dans toutes ses expressions, aussi bien religieuses que profanes, et le profane ne pouvait y être exclu du religieux.  Cette dualité est pleinement illustrée par les ivoires gothiques, dans leur diversité et leur fécondité.

Art précieux par excellence, la sculpture de l’ivoire d’éléphant a en effet connu une période particulièrement brillante aux XIIIe et XIVe siècles. Paris fut le grand centre de production et ses créations, admirées, exportées et imitées dans toute l’Europe, ont alors contribué à la prépondérance de l’art français. Bien que l’on connaisse assez mal l’organisation du travail, on sait que plusieurs “ métiers ”, notamment les peintres et les sculpteurs, étaient autorisés à travailler l’ivoire. Les œuvres (dont quelques-unes sont conservées au musée de Niort) montrent une grande diversité d’aspect, qu’il s’agisse d’ivoires religieux (statuettes en ronde bosse, figures d’applique, tabernacles, diptyques..) ou d’ivoires à sujets profanes (valves de boîte à miroir, coffrets, tablettes à écrire, gravoirs, manches de couteaux..). Quelques œuvres magistrales, chefs d’œuvre du Gothique français furent alors crées, notamment des statuettes rehaussées d’une délicate polychromie (Vierge de la Sainte-Chapelle, groupe de la Descente de croix, Vierge de Villeneuve-les-Avignon). Issus très vraisemblablement des mêmes ateliers, des œuvres profanes, illustrent avec grâce des scènes « courtoises », des jeux (Tablettes du jeu de la Grenouille) ou des romans de chevalerie (coffrets de « la châtelaine de Vergy », Histoire de Perceval), et se situent parmi les témoins les plus séduisants de l’art courtois.

 

Paris Louvre, Vierge à l’enfant paris vers 1260

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – « Le Caravage » Le mardi 16 octobre 2018 à 18h par Nicolas SAINT FARE GARNOT,

Le conférencier

Après l’obtention d’une licence d’Histoire et d’Histoire de l’Art, une Maîtrise et un DEA d’Histoire de l’Art, Nicolas Sainte Fare Garnot est nommé Conservateur du musée des hôpitaux de Paris de 1977 à 1994. Simultanément, de 1987 à 92 il est chargé de cours à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. En 1994 il est nommé Conservateur du Musée Jacquemart-André de l’Institut de France.
Chargé de la conduite de la rénovation du Musée (définition du programme de présentation et réalisation) il publie de nombreux ouvrages sur les collections du musée et assure la réalisation des expositions temporaires. De 1994 à 2006 il est professeur à l’Ecole du Louvre, titulaire de la chaire « Architecture et décor des grandes demeures » puis de la chaire « Peinture française ». Il est l’auteur de 30 publications dont un certain nombre est consacré à la peinture italienne, Tiepolo, les Primitifs italiens, le « gouvernement à travers les arts avec Marie de Medicis », Fra Angelico… Il est aussi considéré comme un spécialiste de Philippe de Champaigne.

Les adhérents des Amis des Musées de Niort et le public niortais ont déjà apprécié le talent et l’éloquence exceptionnelle de cet historien d’art à l’occasion de conférences données au Musée Bernard d’Agesci sur « les Portraits Florentins au temps des Medicis », les « Collections de l’Institut de France », et sur « la Maison Caillebotte, à Yerres ».

Nul doute, qu’à l’occasion de l’exposition présentée à Jacquemart-André sur « Caravage, amis et ennemis », il nous fasse découvrir et mieux connaître certains aspects de la peinture de ce « délinquant » génial.

La conférence : CARAVAGE, PEINTRE REVOLUTIONNAIRE OU PAS ?

A l’occasion de l’exposition Caravage présentée cet automne au musée Jacquemart-André, il est utile de revenir sur la vie et la carrière du plus grand peintre de l’époque, selon Bellori, Très vite reconnu de son vivant et toujours recherché par de nombreux commanditaires, Michel-Ange Merisi dit le Caravage n’a jamais été oublié et sa redécouverte tient plutôt de la légende que de la réalité. Il est vrai que sa vie, scandaleuse, a souvent empêché que l’on regarde ses œuvres. Ce retour à l’examen de ses compositions révèle bien des surprises : entre l’adepte de la peinture de la réalité et l’inventeur du clair-obscur, on s’aperçoit que son inspiration tire de la tradition italienne une grande part de ses innovations, mais pour cela, il faut accepter que la primauté artistique échappe à Florence et à Rome, un nouveau sacrilège !

Les musiciens, huile sur toile, 1595, Metropolitan museum of Art, New York

Le repos pendant la fuite en Egypte, 1594, huile sur toile, galerie Doria-Pamphilj, Rome

Marie-Madeleine en extase, 1606, huile sur toile, collection privée, Rome

 

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – « Hubert ROBERT, artiste des lumières» Le samedi 29 septembre 2018 a 15 h par Philippe Altmeyerhenzien

Le conférencier:

Historien et collectionneur spécialiste des gravures du 18ème siècle et des lithographies du 19ème siècle notamment sur la caricature, Philippe Altmeyerhenzien est l’auteur de deux ouvrages qui font aujourd’hui référence le premier intitulé “ Honoré Daumier et la photographie” et le second intitulé “Hubert Robert des Lumières” tous deux édités chez Rumeurs des âges à La Rochelle.

Commissaire d’une première exposition intitulée “Honoré Daumier caricaturiste” organisée à la Villa Daumier de Valmondois en juin 2009, Philippe Altmeyerhenzien a également été commissaire en 2012 de l’exposition “Daumier et quelques autres 1830-1870: 40 ans de caricature politique” au Musée Bernard d’Agesci et au musée du Donjon de Niort suivie de trois années d’expositions successives au Musée de Parthenay sur le thème de “Daumier, caricaturiste du 19ème siècle”(1830-1848, 1848-1851, 1851-1872) et pour finir une exposition intitulée: “ Daumier ou la caricature au service de la liberté” accueillie au Musée de la Franc-maçonnerie à Paris en 2014.

La conférence:

Hubert Robert (1733-1808),  

La jeunesse d’Hubert Robert est assez mal connue. Formé à Paris à l’école jésuite, il acquiert une formation artistique initiale qu’il va compléter durant un séjour en Italie qui durera onze ans auprès d’artistes prestigieux comme Panini, Piranèse, Fragonard ou Pajou et de protecteurs mécènes comme Le comte de Stainville et l’abbé de Saint-Non (…). Ce qui frappe est le succès que connait l’artiste dès son retour à Paris en 1765. En effet, la pensée du siècle des Lumières se développe autour de deux thèmes majeurs: Le retour à la nature et la recherche du bonheur, deux thèmes sur lesquels Hubert Robert va inscrire toute son œuvre. Nourri de cet esprit nouveau, il va contribuer à une double révolution dans les mentalités. Ainsi,  Il va être annonciateur d’une sensibilité préromantique et il va inscrire, insensiblement, une réflexion laïque sur la mort, les idées de liberté, de progrès et de bonheur…

Le port de Ripetta à Rome (1766) Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, Paris

Alexandre Le grand devant le tombeau d’Achille (1754), Musée du Louvre

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Le mardi 11 Septembre 2018 à 18h: « La singulière collection de Charles-Pascal-Marie Piet-Lataudrie»» par Jean-Jacques LUCAS,

La Conférence

« La singulière collection de Charles-Pascal-Marie Piet-Lataudrie»

Nombre de musées de province sont débiteurs, depuis le XIXème siècle, des donations de fonds privés, issues souvent du monde de la collection. Le musée de Niort avait déjà été doté, longtemps après le dépôt initial d’Agesci en 1792, du legs Chabosseau en 1843, suivi de la donation Largeau en 1897. Le legs Piet-Lataudrie, en deux temps, en 1909 et 1914, bouleverse notablement les collections niortaises déjà établies. En deux testaments Charles-Pascal-Marie Piet-Lataudrie (1837-1909), d’origine niortaise, avait organisé en 1894 et 1905, la destination de son opus magnum que fut sa collection parisienne d’émaux médiévaux, d’ivoires et surtout d’objets d’art islamiques entre autres. Niort reçut, avec le legs opéré par sa veuve en 1914, plus de 600 objets, le solde étant réparti selon ses vœux entre les musées de Cluny, de Sèvres, du Louvre, la Bibliothèque Nationale et le Musée des Arts décoratifs. Gaston Migeon, conservateur au Louvre, avait décrit dans Les Arts en 1909, la collection de son ami, située parmi celle des grands amateurs, sollicités à l’occasion pour des expositions d’art islamique, auprès de grands collectionneurs dès 1878, 1903, 1907 ou 1912. Le musée de Niort a valorisé cette donation désormais centenaire dont les reliefs seulement connus par les testaments furent répartis dans six institutions.

 

Le conférencier

Jean-Jacques Lucas enseigne l’Histoire et la Géographie en Lycée. Sa thèse d’Histoire de l’art, « Les Territoires imaginés de la collection, récits individuels et récits collectifs » portait sur les collectionneurs d’œuvres d’art, d’archéologie, d’arts décoratifs dans le Centre-Ouest Atlantique entre 1870 et 1983. Chercheur associé du Centre de Recherches Interdisciplinaires en Histoire, Histoire de l’art et Musicologie (CRIHAM) EA 4270 – Université de Poitiers, ses recherches actuelles portent la question de la culture politique et de la collection, l’œuvre de collection au sein des enjeux de représentations de pouvoirs, sur la construction de mémoires politiques par l’objet, la relique.

Plateau inscrit cuivre ou argent 13ème ou 14 ème siècle

Plateau bronze et argent 13ème ou 14ème siècle

Coffret en émail dit « de Venise », Venise, 1500

carreau de pavement en céramique 14 eme siècle

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Le mardi 19 Juin 2018 à 18h: « Aux beaux temps de la Butte; du mont des martyres au mont des artistes» par Raphaële MARTIN-PIGALLE,

La Conférence

« Aux beaux temps de la Butte ;du mont des martyres au mont des artistes « 

Cette intervention proposera de découvrir l’histoire de Montmartre, de la genèse de ce quartier, ses artistes et de son esprit farouchement indépendant.

Seront alors évoquées les plus belles heures de la Butte : du « temps des privilèges », où les Dames de l’Abbaye de Montmartre régnaient sur la colline, minée par les carrières de plâtre et dominée par les moulins aux « temps de la fête » avec la multiplication des bals et cabarets montmartrois en passant par le « temps de la Bohème » et les quelques années durant lesquelles Montmartre s’imposa comme le parnasse de la capitale et de l’Europe. Renoir y peignait le Bal au Moulin de la Galette avant que Lautrec ne hante le Moulin Rouge, que Max Jacob ne traîne son génie autour du Bateau Lavoir, ou que Suzanne Valadon devienne l’égérie du 12 rue Cortot où l’agitation de ses disputes avec Utrillo le fils et Utter, l’amant, résonne encore.

La conférencière

Après dix années passées au Musée de Montmartre, notamment comme Responsable scientifique de l’institution, puis trois ans consacrés à la réhabilitation du site de l’abbaye de Saint-Maur-des-Fossés, elle est aujourd’hui en charge des collections Beaux-arts/ arts décoratifs et ethnographie pour les Musées de la ville de Poitiers ; responsable du pôle technique.

 

Commissaire d’expositions, elle a notamment collaboré à de nombreuses programmations et publications dont « Jean Marais, l’éternel retour » (2009); « Autour du Chat Noir, Arts & plaisirs à Montmartre 1880-1910 » (2012) ou encore  « Daumier, Steinlen, Toulouse-Lautrec » (2011), « L’Art d’aimer » (2012) et « Contes de fées » (2015) pour le Palais Lumière d’Evian.

Arrivée à Poitiers en mars 2015, elle a  eu le privilège d’être commissaire des expositions « Belles de jour, femmes modèles-femmes artistes » (2016), en collaboration avec le Musée des Beaux-arts de Nantes et, plus récemment, du Centenaire Rodin présenté au Musée Sainte-Croix (2017-2018).

Jules Chéret, Bal de l’Elysée Montmartre, Affiche lithographique, coll musée de Montmartre, Paris (1)

Henri de Toulouse Lautrec, Bal du Moulin Rouge,1891 Affiche lithographique, coll musée de Montmartre, Paris (1)

 

 

 

 

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Le mardi 22 Mai 2018 à 18h: « Les cuivres émaillés dits « vénitiens » de la renaissance italienne. Bilan et perspectives de la recherche» par Françoise BARBE

La conférence

Les cuivres émaillés dits « vénitiens » représentent au sein des arts décoratifs italiens, une production relativement limitée (près de 300 objets sont parvenus jusqu’à nous) apparue à la fin du 15è siècle et traditionnellement attribuée à Venise. Le cuivre, qui donne sa forme à l’objet, sert de support à un décor richement coloré, formé de verres blancs, bleus, violets ou verts déposés en couches superposées et ornés de rehauts rouges et turquoise. La dorure jour un rôle très important dans ce décor. La majorité des pièces forme une vaisselle composée de coupes, d’assiettes, de plats, de salières, d’aiguières et de gourdes. D’autres types d’objets existent toutefois, tels des coffrets, chandeliers, ou encore un miroir ; des baisers de paix, des burettes et des reliquaires attestent également de leur usage dans un contexte liturgique. Les cuivres émaillés dits « vénitiens » représentent au sein des arts décoratifs italiens, une production relativement limitée (près de 300 objets sont parvenus jusqu’à nous) apparue à la fin du 15è siècle et traditionnellement attribuée à Venise. Le cuivre, qui donne sa forme à l’objet, sert de support à un décor richement coloré, formé de verres blancs, bleus, violets ou verts déposés en couches superposées et ornés de rehauts rouges et turquoise. La dorure jour un rôle très important dans ce décor. La majorité des pièces forme une vaisselle composée de coupes, d’assiettes, de plats, de salières, d’aiguières et de gourdes. D’autres types d’objets existent toutefois, tels des coffrets, chandeliers, ou encore un miroir ; des baisers de paix, des burettes et des reliquaires attestent également de leur usage dans un contexte liturgique.

Admirés et collectionnés au 19è siècle période à laquelle se forment les principales collections européennes, ces objets tombent ensuite dans l’oubli. Le projet de recherche développé par le Louvre et le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France, en collaboration avec l’Istituto di Storia dell’Arte de la Fondation Giorgio Cini à Venise, s’est attaché à la redécouverte ces œuvres raffinées, tant du point de vue de leur technique de fabrication, de leur forme et ornementation, que de leur contexte de création culturel et social. Il vient d’aboutir à une publication en deux volumes, comprenant de nombreux articles pluridisciplinaires ainsi que le corpus des œuvres conservées en collections publiques et privées.

Le  conférencier

Françoise BARBE : Conservateur en chef, département des objets d’art, musée du Louvre.

Coffret en émail dit « de Venise », Venise, 1500,

Collection Piet-Lataudrie, Inventaire 914.1.37

Musées de la Communauté d’Agglomération du Niortais

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Le mardi 24 avril 2018 à 18h: « L’Aquitaine antique, préfiguration de la Nouvelle Aquitaine » par Alain TRANOY,

La conférence

La création de la grande région dite « Nouvelle Aquitaine » est-elle si nouvelle que son titre l’indique ? Une comparaison entre les limites de l’ancienne province romaine d’Aquitaine, créée par Auguste et les limites de l’actuelle région met en évidence des similitudes frappantes malgré les différences de contour. La mise en place de la province antique a posé des problèmes proches de ceux soulevés par la Nouvelle Aquitaine : variété des populations avec des contrastes, questionnement sur la ville capitale, mise en place des grands axes de communication etc.

À partir d’une documentation variée (cartographie, numismatique, épigraphie…), nous tenterons de montrer combien l’étude d’une histoire lointaine permet de mieux comprendre les situations actuelles

Le  conférencier

Président honoraire de l’Université de Poitiers, professeur d’histoire ancienne et président des Sociétés des Amis des Musées de Poitou-Charentes.

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Mardi 20 Mars 2018 – 18h : « L’art africain selon la géographie, caractères et différenciation» par Emilie SALABERRY

La conférence

« Parler de l’art africain c’est évoquer les arts d’un continent proprement gigantesque qui a vu naître et s’épanouir des civilisations fort variées aux esthétiques les plus diverses. Ces deux séances ont pour objectif de brosser à grands traits les contours de ce qui serait une histoire des arts africains en montrant les productions matérielles de ce vaste territoire à travers le temps et l’espace.

1/ Les Senoufo (Côte d’Ivoire, Burkina Faso et Mali)

2/ Les Baoule (Côte d’Ivoire)

3/ Les Dogon (Mali)

4/ Les Bamileke et Bamum (Cameroun)

5/ Le Royaume Kongo (République démocratique du Congo, Angola, République du Congo et Gabon)

6/ Le Royaume Kuba (République démocratique du Congo)

7/ Les Tshokwé (Angola, République démocratique du Congo et Zambie)

8/ Nguni (Zulu, Ndebele, xhosa), Tsonga et Basotho (Afrique du sud, Lesotho, Botswana)

9/ Makonde (Mozambique, Tanzanie)

10/ Masai (Kenya, Tanzanie)

11/ Swahili (côtes du Mozambique, Tanzanie, Kenya et Somalie)

La conférencière

Emilie Salaberry s’est spécialisée, dès sa première année d’études supérieures en histoire de l’art, en arts africains. Nourrie par cette passion et son vécu en Polynésie française, elle a, suite à ses études, assuré des cycles de conférences et visites guidées sur les arts d’Afrique et d’Océanie, exercé les fonctions de consultante à l’unité Afrique du Centre du Patrimoine mondial de l’UNESCO puis fut en charge de la gestion d’une collection privée d’art extra-européen avant d’être recrutée comme chargée des collections extra-européennes au Musée d’Angoulême. Nommée attachée de conservation à ce même poste, elle a, outre ses activités d’adjointe à la direction du musée, pour mission l’étude, la conservation, l’enrichissement et la valorisation des riches collections du Musée d’Angoulême, mission qu’elle prend soin de mener dans un cadre collaboratif international et dans un souci de partage et d’échange constants.

Cursus universitaire:

2007/2008 1ère année de doctorat en histoire de l’art (arts d’Afrique), Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (co-direction de l’EHESS).

2005/2006 Master 2 recherche en histoire de l’art (arts d’Afrique) « Approche de la notion d’ « art swahili », détermination, dénomination et analyse de ses composantes », Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Première année du DULCO de Swahili, INALCO.

2004/2005 Deuxième cycle de l’Ecole du Louvre Muséologie, mémoire de recherche : « Conservation et restauration d’un site urbain en Afrique, le cas de Mombasa . Maîtrise d’histoire de l’art (arts d’Afrique) « L’architecture civile de la vieille ville de Mombasa, Kenya », Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

2001/2004 Premier cycle de l’Ecole du Louvre. Spécialité histoire des arts d’Afrique. DEUG et licence d’histoire de l’art, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Masque Tomba, Libéria,19ème siècle,
       Musée d‘Angoulême

 

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Le mercredi 14 Février 2018 A 18h : « Le triomphe des arts décoratifs » par Cyril HERROU

La conférence

           Il n’existe pas au Japon de distinction rigide entre Art et Artisanat. Issus d’une longue histoire et également estimés, ils ont été d’abord été influencés par le bouddhisme pour devenir peu à peu profanes et décoratifs. Des myriades de techniques (principalement venues de Chine et de Corée) ont été utilisées, modifiées puis affinées au fil du temps dans de nombreux domaines : textiles, laques, céramiques, estampes, etc.

       S’ouvrant vers l’Occident à la fin du XIXe siècle, le Japon a exporté pour les Expositions Universelles de nombreux objets qui surent séduire collectionneurs et artistes. Cet orientalisme n’est pas mort et le pays fascine toujours autant artisans, designers, graphistes ou stylistes! 

 

Estampe « Trois beautés de notre temps » 1793

Par le maitre Utamaro Kitagawa

Le conférencier 

Chargé d’enseignement supérieur à l’Ecole du Louvre. Spécialisation « Histoire des Arts d’Extrême-Orient ». 

Création et animation de séances de travaux dirigés au musée Guimet, à destination des étudiants de Premier Cycle (Licence III) et des auditeurs libres .

Créateur du projet culturel « DE ART A Z »

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Le mardi 16 janvier 2018 A 18h : «Quand les caravanes du bleu croisent l’histoire des hommes » par Daniel BERNARD,

La conférence

La couleur est une appétence universelle qui unit les gens, elle provoque l’émerveillement car on peut s’approprier toutes les nuances offertes par la nature. Aujourd’hui, l’habitat, l’architecture, les ouvrages d’art font la part belle au béton, au verre, à l’acier. Dans nos pays occidentaux la couleur n’a jamais été aussi peu présente. Pourtant sur l’antique route de la soie, le bleu cobalt des dômes de Samarkand ruisselle de lumière, la Perse resplendit sous l’éclat des faïences, à Moscou, les bulbes des églises nous interpellent avec leurs motifs polychromes, l’Afrique, l’Amérique du Sud, les Indes rutilantes explosent sous les tonalités des rouges, des ocres et du safran.

Dans cette vision un peu singulière du monde, nous allons tenter de découvrir une non moins étrange couleur, le bleu.  Avant l’arrivée de la chimie moderne au XIXème siècle, le pigment bleu fut à l’origine de croyances, d’aventures, de métiers, de passions, plus qu’aucune autre couleur. Pour mieux le visualiser, nous allons le diviser en 3 groupes.

1 – Les bleus de four des civilisations Maya, Chine, Égypte.

2-Les bleus pour peindre des pierres précieuses, lapis-lazuli

3-Les bleus pour teindre des feuilles d’arbres, plantes- pastel

Le conférencier

Daniel Bernard est membre du Comité national Monégasque de l’association internationale des arts plastiques auprès de l’UNESCO. Romancier, figure littéraire de la région Poitou-Charentes et natif de La Rochelle, il est resté fidèle à l’île de Ré où sa famille est ancrée depuis plus de cinq siècles.

  • Membre du Comité national Monégasque de l’association internationale des arts plastiques auprès de l’UNESCO
  • Membre auteur du Centre du Livre et de la Lecture Poitou-Charentes
  • Membre de l’Association des Amis d’André Verdet à Saint-Paul de Vence
  • Membre de la Société des Poètes Français, Paris • « Prix André Chénier », pour Les Flamboyants
  • « Prix île de Ré », pour Les Magayantes

 

 

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Samedi 9 Décembre 2017 – 15h00 : « Jean Lurçat et la tapisserie moderne» par Martine MATHIAS

La conférence

Jean Lurçat (1892- 1966) un homme dans le siècle  Jean Lurçat est un artiste aux multiples facettes. Il a été un peintre reconnu. Dans la deuxième partie de sa carrière, il a été un initiateur de la renaissance de la tapisserie en lui donnant une expression contemporaine. Avec de nombreux artistes qu’il a ralliés à ce mouvement, il a redonné vie aux ateliers d’Aubusson afin, selon son expression, « de donner le virus de la tapisserie » au monde entier. Madame Simone Lurçat, soucieuse de la mémoire de son mari, a donné sa maison, construite par André Lurçat frère de Jean et architecte important du mouvement moderniste, ainsi que les œuvres et les archives qu’elle abrite, à l’Académie des beaux-arts, Institut de France. Sous l’égide de l’Institut de France, une Fondation a été créée.

Portrait de Jean Lurçat, villa Seurat

Le charmeur de serpents, fondation Lurçat

 

L’été à AubussonL’été à Aubusson

La conférencière

Martine Mathias conservateur en chef vous entrainent sur ses pas.

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Conférence au musée Bernard d’Agesci – Samedi 25 Novembre 2017 – 15h00 : « Le trésor de Saint Denis» par Danielle GABORIT CHOPIN,

La conférence

Si le nom de l’abbaye de Saint-Denis est lié à l’histoire de France, il l’est tout autant à l’histoire de l’art médiéval. Son fastueux trésor, constitué dès l’époque mérovingienne, enrichi au cours des siècles par les dons de ses abbés, des rois et des princes, regroupait des centaines de reliquaires, vases liturgiques et profanes, objets rares et précieux, ainsi que les instruments du sacre des rois de France dont il était le gardien. Il fut le plus riche des trésors religieux français et l’un des plus célèbres d’Europe. Le temps, les guerres, la cupidité, les destructions révolutionnaires ont provoqué sa perte mais on ignore souvent qu’une centaine d’œuvres ont été préservées à la Révolution par la Commission des Monuments : elles sont aujourd’hui dispersées entre le musée du Louvre et le Cabinet des Médailles à Paris, le Museum d’histoire naturelle, le trésor de la cathédrale de Rouen, le British Museum à Londres, le Taft Museum à Cincinnati, la National Gallery of Art de Washington… Ainsi subsistent aujourd’hui quelques-unes des œuvres les plus remarquables de l’art médiéval, tels le fragment de la croix de saint Eloi, l’Aigle de Suger, la Vierge d’argent doré de la reine Jeanne d’Évreux, les « échecs de Charlemagne », ou encore « Joyeuse », l’épée du sacre des rois de France, le sceptre d’or de Charles V… Les planches de l’ouvrage de Dom Félibien, du début du XVIIIe siècle, et les descriptions précises des inventaires permettent, en reconstituant l’ensemble du trésor, de replacer ces œuvres dans leur contexte et de mieux apprécier leur importance et leur splendeur.

Aigle de Suger, Paris, Louvre

Sceptre de Charles V, Paris, Louvre

             

Aigle de Suger, détail

                                                                    

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La conférencière

Danielle GABORIT-CHOPIN est une historienne de l’art française.

Diplômée de l’Ecole des Chartes et de l’Ecole du Louvre elle est Conservateur général honoraire du Patrimoine et Conservateur général honoraire du Musée du Louvre où elle a mené l’ensemble de sa carrière au département des objets d’art du Musée du Louvre

Spécialiste des arts précieux, notamment de l’orfèvrerie et des ivoires médiévaux auxquels elle a consacré plusieurs publications, elle a été Commissaire de nombreuses expositions, dont, par exemple :

  • « Fastes du Gothique, le Siècle de Charles V » au Grand Palais en 1981/82,
  • « Le Trésor de Saint Denis » au Musée du Louvre, en 1991,
  • « l’Art au temps des rois maudits, Philippe le Bel et ses fils » au Grand Palais en 1998,
  • « La France Romane», au Musée du Louvre, en 2005.

 

 

Les Amis des Musées de Niort Niort

Conférence au musée Bernard d’Agesci – Jeudi 16 Novembre 2017 – 18h30 : « L’art optique et cinétique selon Henri-Georges Clouzot» par Arnauld PIERRE

La conférence

Henri-Georges Clouzot a envisagé à deux reprises de faire appel aux effets de l’art optique et cinétique : la première fois pour L’Enfer (1964, inachevé), la seconde pour La Prisonnière (1968), deux histoires de couples maudits. Dans le contexte narratif de ces films, la frénésie des effets visuels traduit la violence psychologique des relations interpersonnelles. L’esthétique pulsatile et vibratile des oeuvres est interprétée par le cinéaste dans un sens clairement érotique et pulsionnel, jusqu’à l’hallucination.

Le conférencier

Arnauld PIERRE : historien, critique d’art, professeur en histoire de l’art contemporain à l’Université Paris-Sorbonne

                                                     La prisonnière
Crédit :La Cinémathèque française – Succession H.G. Clouzot © Roger Corbeau, Tous droits réservés